Barcelone 20 juillet 2008, Bruce Springsteen

Publié le par Phil

 Que dire, que dire, après ce superbe week end.
Vendredi embarquement plutot pénible, vol Iberia retardé et attérissage tardif à Barcelone après une dure semaine de boulot, stress etc…Frayeur à l’arrivée, il semble que la clim soit en panne dans notre hotel. Je presse rapidement sur l’interupteur en entrant dans la chambre et un leger sifflement me rassure, elle marche !!! Faut dire que nous passons vraiment dans une autre atmosphere entre Paris et l’Espagne, la chaleur suinte de tous les murs, des trottoirs, de partout.
Samedi, reveil tranquille et ballade à la Sagrada Familia en métro climatisé puis arret Tapas et Cerveza en haut de l’Avenue pres de la Place Cataluyna et la, le grand jeu, escargots, poissons grillés, moules en salades, pulpitos à la plancha et cerveza à volonté etc, le premier grand pied du week end. Une chose me surprend et continuera pendant les deux jours, la gentillesses de tous les gens que nous rencontrons et la propreté de la ville et tous ces détails pour arranger la vie des handicapés et les piste cyclables avec meme des feux pour les vélos !! Nous avons bien du retard sur certains plans. Retour à l’hotel apres avoir musardé sur La rambla, douche puis dinner tranquille pres de l’hotel dans petit resto, 16.60 euros à deux, vins à volonté, Gazpacho et calamars à la Plancha,humm !!
Dimanche, PLAGE, près de la Marina. Le ciel est couvert juste comme il faut pour ne pas bruler et profiter d’une bonne baignade et prendre le temps d’oublier Paris, le boulot et tous les emm…. Déjeuner et re Tapas, sardines grillées, pulpitos et cerveza, il fait bon vivre à Barcelone, je reviendrai plus tard. Décidemment l’Espagne me séduit de plus en plus au contraire de l’Italie. Retour à l’hotel, la pression monte, on a zappé le premier soir finalement expres pour prendre le temps de vivre mais je sens monté quelquechose en moi.
Petit encas rapide (quelques tapas, si, si, j’adore) et en route pour le stade, 3 stations de métro,7 minutes de marche, il est la coincé au milieu de la ville finalement pas si grand que cela.
Un monde fou autour par contre et nous trouvons rapidement une entrée, cherchons la Bocca 136 et entrons dans l’arene, je sais deja que je vais vivre un concert exceptionnel, je le sens, des frissons me prennent, les places sont superbes (Merci José et Christophe). 21H30 c’est plein comme un œuf, de bas en haut, partout, pas un siège de libre, rien incroyable et les Olas se succedent, je me sens bien, je suis heureux, je suis avec d’autres Français de Nimes, je n’ai même pas demandé de nom, je suis ailleurs j’attends MON CONCERT. Cela tarde, une certaine impatience, 35 minutes de retard, le Stade s’éteint et nous sommes tous debout, il fait nuit , 30 secondes passent et seul Bruce et Clarence apparaissent dans la lumière les autres sont deja installés, le piano de Roy demarre le show,mais, mais ils jouent quoi ???
10th Avenue freeze Out, j’attendais tout sauf cela et incroyable cela marche, le stade est debout et ne fait pas semblant, RadioNowhere puis Lonesome Day superbe(pourtant j’aime plus trop), vraiment superbe,  Prove It All Night ( ouiiii) et on enchaine sur un formidable Darkness on the edge of Tow, terrible, terrible. La pression retombe et Spirit nous emmene à nouveau vers les beaux jours de 1978.
Light Of Day et Working j’aime pas,j’ai jamais aimé, je laisse aller.
Tougher Than the Rest avec PATTI il fallait bien cela, la partie de guitare de Bruce, le son est vraiment bon, rien à voir avec le SDF puis l’harmonica pour finir, que du bon.
This Hard Land full band et Youngstown comme dans live in NYC avec Bruce dans un hallo de lumiere rouge, Nils prend son solo, on dirait le DVD et on enchaine normalement avec Murder Incorporated, mais trop lourde, trop….bof, je respire un peu, j’aime pas trop non plus.
The Promised land me redonne le sourire et je chante avec le Boss.
Livin in The Future, sympa.
Arrive un grand moment, un request formidable, Bruce voit quelquechose et fonce vers les premiers rangs, il ressort avec un appareil qui fait defiler sur des leds rouges «  I AM GOIN DOWN » , il s’en amuse le pose au pied du micro et enchaine le titre qui lève tout le stade pendant 4 minutes de totale folie, innatendu, sompteux, un très grand moment.
Puis Mary’s place langoureuse à souhait, parfaite et on attaque la fin avec un bon Rising,Last to Die, Long Walk Home, le son est énorme,et puis Badlands,Clarence nous loupe un chorus, le break final semble ne jamais s’arreter, Max n’en plus, il souffle à la fin tellement il est  à bout et Bruce repart deux fois sur les  ooh ooh ooooh .
Je ne sais absolument pas combien de titres ils ont joué, je regarde ma montre déjà 2h10 de show, je bois, je bois, je bois, je dois deja etre plus fatigué que lui..

Ils reviennent ; le stade est brulant, j’entends l’harmonica, je frémis, si, Thunder Road, je sais même pas comme retranscrire ces minutes de bonheur total, le groupe tourne à fond, Bruce est au top, le public chante, jechante aussi fort, je ne pouvais pas imagniner ce concert sans Thunder Road, le riff final de guitare est parfait, je pleure doucement, mon amie me tient, elle sent que je tremble doucement en laissant des larmes glisser sur mes joues, ne te loupe pas Clarence, ne te loupe pas, il se loupe pas et je pleure encore plus avec le sax qui monte dans le stade.
Detroit Medley que du bonheur (1978 encore qui revient)
Born to Run , j’en peux plus
Rosalita, interminable, Rosie you’re my Stone Desire………
Bobby Jean, je la connais par cœur, je chante pendant tout le morceau, tout le stade chavire, meme la haut ,tout en haut les bras vont de droite à gauche, de gauche à droite comme une immence vague qui ne s’arrete plus
Je suis ivre de bonheur, il peut se passer n’importe quoi je m’en fou, je vis, je vis mon reve, je vis mon plus beau concert de Bruce.
American Land, qui fait encore monter d’un cran l’atmosphère si cela était encore possible et on presente le E Street Band avec son fils, la première fois que j’entends Bruce présenter un Springsteen !!
C’est fini. On hurle, on veut Twist and Shout, tout le stade hurle, chante.
TWIST AND SHOUT/LA BAMBA
10 mintes de bonheur, il y a plein de gens que je ne connais pas sur scène, apparement la fille de Gary, la fille de Bruce, la copine du fils de Bruce, on s’y perd, on s’en fout, les sourires sont partout, un couple dance un rock sur la pelouse, les regards brillent .

C’est fini, on est mort, Bruce embrasse Nils puis Max puis rejoint sa famille, Patti et ses enfants, j’ai le souvenir de son sourire, la main levée nous disant merci comme sur les photos mais celle la elle est dans ma tête à jamais comme un Adieu, salut mon pote depuis si longtemps,oui salut et merci. Ils sortent, un par un, puis en dernier Patti, elle embrasse longuement Big man qui reste seul et se courbe pour saluer le stade seul sur la scène, ciao Clarence, j’espère que c’était pas ta dernière chez nous.

Il a y eu d’autres moments, un sax et une guitare levé longuement ensemble dans la nuit, la main de Bruce et de Clarence qui se tiennent fermement elles aussi levés dans la nuit, des frissons, des regards, Max au bout du rouleau, Patti qui rock sur Detroit Medley, Clarence qui est de plus en plus discret et cela est mon plus beau concert de Bruce, je l’ai vécu pleinement, à fond, c’est toujours autant irrationnel, mais que ce fut bon.

La sortie du stade, le métro est fermé, une ballade dans la nuit de Barcelone, couchés à 2h30, endomi vers 4h00, levé à 8h00, puis l’avion , Orly, le RER…..

Pour moi, une page se tourne, je pense que c’était mon dernier show , ils reviendront peut etre, mais je sens que quelquechose vient de se terminer, un  cycle, une longue histoire avec le Rock n Roll, Bruce et le E Street Band mais ce dernier chapitre est peut etre le plus beau alors….


Je suis fatigué, je suis heureux ce soir

Phil

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Publié dans jubeph

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